| Part des femmes dans les prix littéraires |
| Prix littéraires | Nombre des prix | Nombre d’écrivains femmes | % de femmes |
| Nobel de littérature (1901) | 101 | 5 | 5 |
| Goncourt (1903) | 102 | 9 | 9 |
| Femina (1904) | 96 | 35 | 36 |
| Grand prix de l’Académie Française (1918) | 87 | 10 | 11 |
| Renaudot (1926) | 79 | 10 | 13 |
| Interallié (1930) | 70 | 8 | 11 |
| Medicis (1958) | 47 | 9 | 19 |
| Décembre (1989) | 16 | 2 | 13 |
| TOTAL | 598 | 88 | 15 |
| Source : Calculs de l’observatoire des inégalités, d’après la République des lettres et Questions de femmes |
Au total, sur 598 prix littéraires décernés depuis le début de 20e siècle, 15% ont été attribués à des écrivains femmes. Au cours des 15 dernières années, 28 femmes ont été récompensées sur 120 prix attribués, soit 23%. Les écarts ne se resserrent donc que très lentement et l’égalité est encore bien lointaine. Par ailleurs, les jurys des prix littéraires sont très masculins (hors Femina, composé d’un groupe de femmes). L’académie française, la plus prestigieuse institution culturelle n’a compté que 4 femmes sur 701 membres depuis sa création en 1635 (mais le grand prix n’a été créé qu’en 1918) ; l’académie des Goncourt, 5 femmes membres pour 47 hommes (10 %).
Certes, le nombre de femmes écrivains éditées a toujours été inférieur à celui des hommes, d’où leur faible part dans les prix décernés. Outre que l’on peut se demander pourquoi (écrivent-elles vraiment moins ou leur production est-elles jugée moins digne d’intérêt ?), c’est de moins en moins vrai aujourd’hui... Le monde littéraire n’est pas exempt de misogynie.