Fonction et entreprises publiques, sociétés privées... au total, environ sept millions d’emplois (soit 30 % de l’ensemble des postes de travail) sont fermés aux étrangers, en particulier pour les non-ressortissants de l’Union européenne. Le coeur de l’interdiction reste les cinq millions d’emplois de la fonction publique : enseignement, hôpitaux, collectivités locales sont (sauf statuts dérogatoires accordés quand le public ne trouve plus à recruter) fermés à ceux qui n’ont pas la nationalité française. Il faut y ajouter environ un million d’emplois dans les entreprises publiques, de la SNCF à la RATP, qui ne s’ouvrent que très lentement.
Le secteur privé demeure moins fermé, mais des notaires aux médecins en passant par les avocats, environ 1,2 million d’emplois restent interdits aux étrangers : la moitié à cause de la nationalité, l’autre parce qu’il faut disposer d’un diplôme français pour y accéder.
Cette interdiction constitue une véritable barrière à l’intégration. Elle a été décrite, pour le privé, dans le rapport Brunhes* sur "les emplois du secteur privé fermés aux étrangers", rendu en 1999. Depuis, rien. Le nouveau "Contrat d’intégration" qui doit se mettre en place ne semble pas prévoir d’élargir les conditions d’accès à l’emploi des étrangers
* Rapport disponible sur le site du Gisti .