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Idées
L’origine sociale des étudiants
| Origine par catégories socio-professionnelle des étudiants dans les universités, en %, année 2001-2002 | | | Nombre | % | | Agriculteurs exploitants | 24 789 | 2,0% | | Artisans, commerçants, chefs d’entreprises | 83 535 | 6,8% | | Cadres supérieurs | 399 846 | 32,7% | | Professions intermédiaires | 199 897 | 16,3% | | Employés | 154 866 | 12,7% | | Ouvriers | 132 656 | 10,8% | | Retraités | 59 613 | 4,9% | | Autres sans activités professionnelle | 68 488 | 5,6% | | Indéterminés | 99 992 | 8,2% | | Total | 1 223 682 | 100,0% |
On les dit « démocratisées », elles sont loin de l’être tant que cela : les universités françaises n’accueillent qu’une petite minorité des enfants d’employés et d’ouvriers. Ces deux catégories constituent moins du quart des étudiants, et sont surtout représentées dans les premiers cycles et les enseignements généraux. En 3ème cycle, la proportion tombe à un huitième (12 %)... Alors qu’au sein de la population active on compte 60 % d’ouvriers ou d’employés.
L’université française (et en particulier les 3e cycles) demeure une université d’enfants de cadres, son ouverture n’est que très très incomplète.
Ministres, enseignants, syndicats étudiants : personne ne semble se soucier sérieusement de ce phénomène, au sein des filières d’élite (les « grandes » écoles) où l’inégalité est encore plus massive, mais aussi dans les université, haut-lieu de revendications s’il en est. On est pourtant là au coeur de l’inégalité du système social français et de la distinction sociale
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