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Idées
Départs en vacances : les inégalités se creusent
| Taux de départ en vacances | 1989 | 1999 | | Agriculteurs exploitants | 34,0 | 44,7 | | Artisans, commerçants, chefs d’entreprise | 63,6 | 66,9 | | Cadres et professions intellectuelles supérieures | 89,2 | 88,2 | | Professions intermédiaires | 79,8 | 78,6 | | Employés | 65,9 | 62,4 | | Ouvriers (y.c. ouvriers agricoles) | 53,4 | 49,4 | | Retraités | 46,4 | 49,2 | | Autres inactifs | 45,9 | 63,6 | | Total | 60,7 | 62,0 | | Source : Insee |
A l’approche de chaque vacances scolaires, les médias se font rituellement l’écho des "journées rouges des grands départs" et des "chassés croisés des vacanciers". Quitte à oublier que depuis le début des années 90, la proportion de ceux qui partent en vacances stagne, après avoir augmenté pendant des décennies. La "civilisation des loisirs" est encore lointaine pour les 4 Français sur 10 qui ne quittent pas leur domicile. Et les inégalités d’accès aux vacances se creusent.
Artisans, commerçants et agriculteurs se libèrent de plus en plus de leurs obligations professionnelles pour prendre le large. Le taux plafonne chez les cadres, mais ils partent quasiment tous (90 %). Par contre, la moitié des ouvriers restent toute l’année chez eux, contre 38 % de la population en moyenne. Leur taux de départ a même diminué, de 53,4 à 49,4 % entre 1989 et 1999. Les employés sont dans une situation comparable, de même que les chômeurs.
Les inégalités se retrouvent aussi dans la façon de prendre ses congés : les plus modestes préfèrent les longues vacances estivales (17 à 18 nuitées), principalement dans la famille, alors que les plus aisés partent moins longtemps, mais plus souvent, de référence en circuit, à l’étranger et en hôtel.
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