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Qui sommes-nous ?
Nous contacter

Nous ne pouvons répondre aux demandes individuelles de données ou d’analyses. Pour toute recherche de ce type, nous vous conseillons de vous adresser directement aux institutions productrices de données.

Toute autre demande doit nous parvenir :
-  Par mel (à utiliser de préférence sauf urgence)  : [email protected].
-  Par téléphone : 06 08 71 95 72
-  Par courrier : Observatoire des inégalités - 35 rue du canal - 37 000 Tours - France.
-  Pour l’organisation de débats publics : debats (at) inegalites.org (remplacer (at) par @)
-  Favorable à la diffusion des données, l’Observatoire autorise la reproduction des textes et données dont il est l’auteur à trois conditions : un accès libre et gratuit, une autorisation écrite, et la mention "article repris du site de l’Observatoire des inégalités", avec un lien renvoyant vers l’article. Les textes que l’Observatoire a lui-même extrait d’autres publications appartiennent à ces dernières. Leur reprise est strictement interdite sans leur accord.
-  Site déclaré à la Cnil, n°881743.

L’équipe


-  Claude Charanton (partenariats, financements)
-  Louis Maurin (directeur)
-  Marie-Paule Mémy (gestion, relations avec les donateurs)
-  Patrick Savidan (président du conseil scientifique)
-  Valérie Schneider (administration et relations extérieures).

Participent à la rédaction du site Internet : Nathalie Boulanger (hommes-femmes, revenus), Wahbi Cheguettine (actualités, site internet), François Colas (modes de vie), Olivier Corby (revenus, éducation et santé), Pascale Delhaye (hommes-femmes, monde), Bruno Devaux (webmestre), Isabelle Gautier (monde, emploi), Louis Maurin (responsable éditorial), Serge Monnin (création du site), Lucile Mons (idées), Bruno Péa (actualités, français et étrangers), Patrick Savidan (responsable de la rubrique idées), Alexis Tchernoïvanoff (éducation, emploi), Georges Solaux (éducation), Julien Villalard (développement de l’outil statistique).

L’Observatoire des inégalités dispose d’un conseil scientifique qui participe à la collecte d’informations et oriente les publications. Les articles publiés par l’Observatoire n’engagent pas les membres du conseil.

Conseil scientifique
Pierre Billion Sociologue, maître de conférence à l’IUT de Tours
Louis Chauvel Sociologue, maître de conférences à l’Institut d’études politiques
Gwénaële Calvès Juriste, professeur de droit à l’université de Cergy-Pontoise
Denis Clerc Fondateur et conseiller de la rédaction du magazine Alternatives Economiques
Julien Damon Sociologue, responsable du département de la recherche et la prospective à la Cnaf
Olivier Donnat Sociologue, chargé d’études au ministère de la Culture
Marie Duru-Bellat Sociologue, professeur à l’université de Bourgogne
Marc Fleurbaey Economiste, Professeur à l’Université de Pau
Pierre-Noël Giraud Economiste, Professeur à l’Ecole des mines de Paris
Florence Jany-Catrice Economiste, maître de conférence à l’université de Lille I
Margaret Maruani Sociologue, directrice de recherche au CNRS (Iresco)
Eric Maurin Economiste, chercheur au Centre de recherche en économie et en statistique de l’Insee (Crest)
Dominique Méda Philosophe, chef de la mission animation de la recherche au ministère de l’Emploi
Laurent Mucchielli Sociologue, chercheur au Cnrs (Cesdip)
Roland Pfefferkorn Sociologue, professeur à l’université March Bloch de Strasbourg
Thomas Piketty Economiste, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales
Monique Pinçon-Charlot Sociologue, directrice de recherche au Cnrs
Christophe Ramaux Economiste, maître de conférences à l’université de Paris I
Serge Paugam Sociologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales
Patrick Savidan Philosophe, maître de conférences à l’université de Paris IV
Pierre Volovitch Economiste, chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales

Nos principes

A l’origine

La fondation de l’Observatoire des inégalités est liée à la conjonction de deux phénomènes.

1- Nous estimons que la montée des inégalités, notamment sous la pression du chômage et de la dégradation du marché du travail, constitue une menace sérieuse pour la démocratie. Ce phénomène ne pose donc pas uniquement un problème de justice sociale, c’est aussi un problème politique. Non seulement les inégalités offrent un terreau à la montée de l’extrême droite en Europe, mais elles favorisent aussi tant le scepticisme civique que le cynisme social. L’urgence à agir nous paraît évidente.

2- L’Observatoire n’aurait pas lieu d’être si la collecte et la diffusion des données par les services publics était à la hauteur. Ce n’est malheureusement pas le cas. L’appareil statistique français est d’une grande pauvreté dans la connaissance et la mise à disposition d’éléments factuels sur les inégalités. Un seul exemple : en 2004 en France, la répartition des revenus du patrimoine n’est connue que pour l’année 1996... Notre action vise, en révélant les lacunes actuelles, à faire en sorte que les institutions améliorent leurs pratiques dans ce domaine.

Notre objectif

L’Observatoire des inégalités n’est pas un mouvement politique. Son rôle n’est pas d’appuyer tel ou tel parti ou association, mais de contribuer à éclairer ou à critiquer les choix publics. Pour cela, nous avons la conviction qu’il faut, de façon toujours renouvelée, s’attacher à dresser un état des lieux qui soit le plus complet possible, tout en demeurant accessible à un large public. Cette position d’observation n’interdit pas - bien au contraire - de se prononcer sur les politiques publiques, de formuler des pistes pour avancer vers l’égalité, ou de signaler telle ou telle action remarquable. En revanche, l’observatoire refuse une position militante de défense d’un seul et unique programme : son objectif est d’alimenter un débat ouvert, dans la limite des valeurs partagées par ses membres. Il tâchera de donner la parole à tous ceux qui lui semblent ouvrir des voies vers l’égalité. Aucun syndicat ou parti ne pourra se prévaloir de son soutien direct.

Ce travail nous est apparu nécessaire. Nécessaire parce que les institutions ne s’y attellent pas avec suffisamment de vigueur et parce que ceux qui bénéficient de l’accroissement des inégalités n’ont, en règle générale, aucune raison de vouloir rendre visible le phénomène. Le libéralisme économique ne va pas toujours de pair avec celui de l’information... Ce travail est également nécessaire parce que les logiques productrices d’inégalités se transforment constamment et que, de manière générale, l’on ne prête pas suffisamment attention à la façon dont les inégalités économiques, culturelles et symboliques se conjuguent et le plus souvent se cumulent. L’école, par exemple, pourtant fer de lance de l’égalité des chances, devient - parce que le titre scolaire est acquis sur la base d’une apparente égalité devant l’évaluation scolaire - un formidable alibi pour l’injustice sociale. Dans la pratique, l’allongement des scolarités cache en effet le maintien de mécanismes de reproduction sociale très puissants. De même, l’enrichissement des ménages - dont témoigne l’équipement des foyers par exemple - cache des inégalités de plus en plus qualitatives, inscrites dans des pratiques sociales qu’il est malaisé de décrire et de mettre à jour. De quelles idées, de quelles données avons-nous besoin pour préciser et actualiser toujours notre réflexion commune sur les inégalités qui menacent les sociétés démocratiques ? Les activités de l’Observatoire des inégalités sont une tentative de réponse à cette question politique essentielle.

Pas question pour autant de penser que l’égalité des chances soit le seul principe qu’il faille défendre. Nous devons voir au-delà. Décrire les conditions de l’égalité ne suffit pas à définir les conditions de fonctionnement d’une société, et peut même conduire à un contresens important. Une société égalitaire fondée sur la seule compétition, même la plus équilibrée possible, n’est pas nécessairement une société où l’on vit bien. La coopération, le partage, le désintérêt, la solidarité contribuent au fonctionnement harmonieux d’une société (notamment par la qualité du lien social) au-delà de son caractère égalitaire. L’égalisation des conditions peut tout à fait être conçue comme un correctif insuffisant. L’exacerbation de l’idée de compétition, de concurrence, du « chacun pour soi » est aussi un des éléments qui nuit au bien être des individus.

L’Observatoire des inégalités