Retour au sommaire

Le potentiel fiscal des communes d’Ile-de-France de plus de 60 000 habitants

Commune Département Population Potentiel fiscal par habitant
DRANCY 93 62 893 531
CHAMPIGNY-SUR-MARNE 94 74 966 537
CERGY 95 60 302 544
ARGENTEUIL 95 95 766 635
COLOMBES 92 77 710 696
MONTREUIL 93 91 789 750
ASNIERES-SUR-SEINE 92 77 232 769
VERSAILLES 78 89 630 786
SAINT-MAUR-DES-FOSSES 94 74 267 787
CRETEIL 94 83 003 799
AUBERVILLIERS 93 63 969 802
ANTONY 92 60 861 804
VITRY-SUR-SEINE 94 79 760 848
NOISY-LE-GRAND 93 63 155 867
AULNAY-SOUS-BOIS 93 80 608 982
SAINT-DENIS 93 87 524 1 104
RUEIL-MALMAISON 92 75 321 1 389
NANTERRE 92 86 714 1 597
BOULOGNE-BILLANCOURT 92 109 390 1 900
NEUILLY-SUR-SEINE 92 62 933 2 680
COURBEVOIE 92 71 597 2 734
Source : FitchRatings France

Le potentiel fiscal de Courbevoie, commune des Hauts-de-Seine, est plus de cinq fois supérieur à celui de Drancy, en Seine-Saint-Denis. En France, les mécanismes correcteurs des inégalités territoriales sont peu développés. Pour financer leurs investissements, les communes les plus pauvres obligées de s’endetter (ce qu’elles ne peuvent faire indéfiniment) ou de fixer des taux d’imposition locaux élevés, avec le risque d’entrer dans un cercle vicieux qui décourage entreprises et ménages de venir s’installer. Au bout du compte, les villes au potentiel fiscal le plus faible doivent se résoudre à ne pas offrir la même qualité de services publics (loisirs, accueil des jeunes enfants, culture, etc.). Si elle ne s’accompagne pas d’une redistribution forte entre les territoires, la décentralisation ne pourra qu’accroître ce type de disparités.


Sur les mêmes thèmes :

PIB régional par emploi de la région parisienne
rapporté à la province
1991-1993 138,9
1994-1996 139,3
1997-1999 139,7
2000-2002 141,3
Source : Insee

Le PIB par emploi (la richesse annuelle créée divisée par le nombre d’emplois de la région) de l’Ile de France est de 40 % supérieur à celui des autres régions. Le creusement de cet écart ne semble pas lié à une élévation plus rapide de la productivité en région parisienne.

L’évolution des PIB régionaux par emploi illustre surtout les transferts de valeur ajoutée entre une périphérie (la province) et un centre (la région parisienne) qui regroupe les principaux lieux de décision : la plupart des sièges sociaux des grandes entreprises y sont localisés.

Apparaît ainsi, à l’heure de la mondialisation, une polarisation à l’intérieur du pays avec d’un côté une région parisienne riche en activités à haute valeur ajoutée (directions, activités financières, etc.), et de l’autre des régions à faible coût de main d’œuvre.