Retour au sommaire

  Ensemble 30-39ans
  Nombre Part Part cumulée Nombre Part Part cumulée
Sans diplôme 8 504 194 19,9% 19,9% 1 341 594 16% 16%
Certificat d’études 7 371 406 17,3% 37,2% 237 955 3% 18,5%
BEPC 3 461 146 8,1% 45,4% 646 583 8% 26,1%
CAP, BEP 10 591 629 24,8% 70,2% 2 914 637 34% 60,2%
Bac, Brevet pro 5 206 491 12,2% 82,4% 1 224 964 14% 74,6%
BAC + 2 3 633 526 8,5% 90,9% 1 099 696 13% 87,5%
Diplômes sup 3 866 914 9,1% 100,0% 1 067 610 13% 100,0%
Total 42 635 306 100,0%   8 533 039 100%  
Source : Insee, recensement de 1999

Malgré l’essor de l’enseignement supérieur au cours des dernières décennies, moins de 10 % de la population adulte dispose d’un diplôme supérieur à bac +2 et 30 % a le bac ou davantage. Nous sommes très loin des 60 % de bacheliers dans les générations récentes : sept Français sur dix ont au plus un CAP ou un BEP.

Une partie de la population sortie du système de formation initiale peu diplômée s’est rattrapée par la suite, via la formation professionnelle ou un travail personnel. Il n’en demeure pas moins que le décalage est grand entre l’image que se donne la société, reflétée par les médias ou la publicité, et la réalité du niveau d’éducation dans son ensemble. Au-delà, le mouvement d’élévation du niveau d’exigences globales met toujours plus en difficulté, notamment dans l’univers professionnel, ceux qui ont suivi des parcours scolaires courts.

Dans une société du savoir où l’éducation est un élément distinctif croissant, le constat répété depuis des années devrait déboucher sur une interrogation forte sur le facteur qui se trouve être à l’origine de cette rigidité sociale. Personne, en France, n’a développé l’idée d’une transmission génétique de l’immobilité sociale.

En revanche, une littérature abondante existe sur les moments et les processus qui génèrent cette inégalité, qui reflète les attentes sociales et contraste avec l’absence des politiques publiques sur ce terrain depuis plus de 20 ans.


Sur les mêmes thèmes :