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Alphabétisation des femmes adultes en 2002
RégionsFemmes : Taux (en % des 15 ans et plus)Femmes : en % du taux masculinJeunes femmes : Taux (en % des 15-24 ans)Jeunes femmes : En % du taux masculin
Pays en développement75,98885,795
Pays les moins avancés43,37057,481
Pays arabes51,87075,687
Asie de l’est et du Pacifique86,29197,699
Amérique latine et Caraïbes87,79895,3101
Asie du Sud40,86745,070
Afrique sub-saharienne55,97972,690
Europe centrale, orientale, CEI99,110099,6100
Source : données de l’UNESCO tirées du Rapport mondial sur le développement 2004 du PNUD

La scolarisation progresse dans les pays en développement : les femmes sont 75,9 % à être alphabétisées, et les jeunes 85,7 %. L’écart avec les garçons se réduit. Mais dans les pays les plus pauvres, l’écart demeure considérable : seulement 57,4 % des jeunes femmes sont alphabétisées dans les pays les moins avancés, ce qui représente 81 % du taux des garçons. La situation est particulièrement alarmante en Asie du Sud où moins de la moitié des jeunes filles sont dans ce cas.

On sait pourtant que la scolarisation des filles est une condition importante du développement. Elle leur donne les armes pour une meilleure maîtrise de leur destin, et de leur fécondité en particulier. Elle permet aussi d’accroître le niveau général de la main d’oeuvre de ces pays.


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Taux de scolarisation brut, en %

 

au primaire

au secondaire, en %

 

1980

2000

1980

2000

Bas revenus

83

95

29

44

Revenus moyens

106

109

51

70

Haut revenus

102

102

86

106

 

 

 

 

 

Asie de l’Est

111

106

43

61

Europe et Asie centrale

99

94

86

88

Amérique Latine

105

130

42

86

Moyen Orient et Afrique de l’Est

87

95

42

76

Asie du Sud

77

98

27

48

Afrique Sub-Saharienne-Saharan

80

86

15

27

Monde

97

102

49

67

Source : Banque mondiale, World Developement Indicators 2003 . Taux bruts.

Disons le clairement : ces chiffres, comme beaucoup de données internationales, n’ont qu’une valeur très relative. Pour de très nombreux pays les données sont peu fiables et les grandes zones ainsi construites reposent sur des chiffres d’argile. Il s’agit de taux « bruts » (redoublants compris notamment) et, du coup, ils peuvent dépasser 100 %. Enfin, la transmission des savoirs ne passe pas que par le canal scolaire. Qu’on les prenne pour ce qu’ils sont, des ordres de grandeur. Si l’on s’en tient aux grandes lignes, l’éducation a fait des progrès partout dans le monde au cours des deux dernières décennies du siècle : cela signifie des investissements colossaux au vu de la progression des populations des pays en développement. La demande d’instruction est forte au Nord, mais aussi au Sud. Quand on regarde les détails, la situation est moins optimiste. Voyons le verre à moitié vide : un gros tiers des enfants de la planète arrête l’école au primaire, les trois-quarts en Afrique sub-saharienne. Dans une quinzaine pays d’Afrique, le taux de scolarisation au primaire est inférieur à 20 % et évolue peu. Dans certains, on assiste même à une « déscolarisation ». Un poids considérable dans leur développement.

Les niveaux de développement humain par grande région
Régions du mondeEspérance de vie à la naissance (années)Taux d’alphabétisation des adultes, en % des 15 ans et +)Taux brut de scolarisation des moins de 24 ans (%)PIB par habitant, en dollarsIndicateur de développement humain
Tous Pays en développement64,676,7604 0540,663
Pays les moins avancés50,652,5431 3070,446
Pays arabes66,363,3605 0690,651
Asie de l’Est et du Pacifique69,890,3654 7680,740
Amérique latine et Caraïbes70,588,6817 2230,777
Asie du Sud63,257,6542 6580,584
Afrique Sub-saharienne46,363,2441 7900,465
Europe centrale et orientale et CEI69,599,3797 1920,796
OCDE77,1..8724 9040,911
Pays de l’OCDE à revenu élevé78,3..9329 0000,935
Source : Rapport mondial sur le développement 2004 du PNUD . Données 2002

En 2002, l’indicateur de développement humain (IDH) des pays développés atteint 0,935, celui des pays les moins avancés 0,446. Cet indicateur développé par le Programme des Nations Unies pour le Développement cherche à mesurer la qualité de la vie dans le monde. Il intègre la richesse monétaire (le Produit intérieur brut), mais aussi la santé et le niveau d’éducation.

La santé est mesurée par l’espérance de vie à la naissance : elle est de 50,6 ans en moyenne dans les pays les moins avancés, de 78,3 ans dans les pays de l’OCDE à revenu élevé. L’éducation prend en compte deux éléments : le taux d’alphabétisation des adultes (pour 2/3) et le taux brut de scolarisation qui intègre les études secondaires et supérieures (pour 1/3). Près de la moitié des adultes des pays les plus pauvres ne sont pas alphabétisés et 43 % des moins de 24 ans sont scolarisés.

En matière de développement humain, l’écart entre les pays arabes et l’Asie de l’Est est, par exemple, significatif : le PIB/habitant des pays arabes est plus élevé mais le taux d’alphabétisation plus faible. L’existence d’inégalités dans le pays nuit au développement de l’ensemble de la population.

Enfants souffrant de privations graves dans les pays en développement, en % et en millions d’enfants, en 2004
Paramètres% d’enfantsEn millions d’enfants
Logement : Plus de 5 personnes par pièce ou sol en terre battue33,9640
Assainissement : Pas de toilettes à proximité ou à l’endroit où ils habitent30,7500
Eau : à proximité, uniquement de l’eau de surface non protégée21,1400
Information : pas d’accès à la radio, télévision, téléphone, ou aux journaux (enfants âgés de plus de 3 ans)16,1300
Nutrition : statut nutritionnel de loin inférieur à la norme (enfants âgés de moins de 5 ans)16,190
Santé : pas de vaccination, pas de soins contre la diarrhée 14,2270
Education : jamais d’école (enfants âgés de 7 à 18 ans)13,1 140
Source : « Rapport de la situation des enfants dans le monde », Unicef 2004

On compte dans le monde plus de deux milliards d’enfants, dont 86% dans les pays en développement. Parmi eux, un milliard (soit un enfant sur deux) vivent dans la pauvreté. La pauvreté des enfants n’est pas seulement une question de revenu des parents : elle doit aussi être évaluée sous forme de graves privations, que ce soit dans le domaine de l’alimentation, de l’école ou de la santé.

Les 90 millions d’enfants souffrant de carences nutritionnelles graves représentent 16% des enfants de moins de 5 ans (seule tranche d’âge étudiée). De même, 13% des enfants âgés de 7 à 18 ans ne sont jamais allés à l’école (16% des filles et 10% des garçons). Plus d’un milliard d’enfants subissent au moins une forme de privation grave, mais environ 70 % d’entre eux en subissent au moins deux : les effets sont très souvent cumulatifs. La vie en milieu rural est elle aussi un facteur aggravant.